Syndrome de l'imposteur, quand tu nous tiens...
- 23 juin
- 2 min de lecture
Avez-vous cette petite voix qui vous dit : "tu n'y arriveras pas. " "ils vont se rendre compte que tu ne sais pas." "ce n'est pas à ta portée". Reconnaissez-vous ce discours interne qui vous pollue et s'accompagne d'une angoisse grandissante à mesure que votre confiance en vous diminue. Cela s'exprime le plus souvent au travers d'actions que vous n'osez pas réaliser, de frustration souvent non avouée, de sentiment d'être bridé.e, freiné.e par des boulets bien accrochés à nos pieds.
Lors de ma certification il y a 10 ans, j'ai découvert ceci: la confiance et le mépris sont des muscles. Et lorsque nous relevons la moindre de nos erreurs en nous disant à nous même des choses comme " t'es trop c*n!", "tu es nul.le", " tu fais n'importe quoi" etc... devinez quel est le muscle que l'on renforce... Et sans doute, êtes-vous comme la grosse majorité des gens qui, de par leur éducation, s'interdisent l'auto compliment en allant pousser à l'extrême jusqu'à se saborder pour éviter la vantardise. Lorsque ces deux critères sont cochés, vous devenez le Nadal de l'estime de soi, avec d'un côté, un muscle hyper développé de la critique partiale et dévalorisante, et de l'autre un tout petit muscle de l'autosatisfaction, de la reconnaissance de soi, de la valorisation de soi. Pour peu que vous ayez un environnement familial, amical et/ou professionnel qui alimente un peu plus ce mode de fonctionnement, vous aurez tous les paramètres requis pour remettre en question tout ce que vous faites et ce que vous êtes.
Alors comment en sortir ?
Tout d'abord, soyez plus attentif à la manière dont vous vous parlez. Relevez toutes ces fois où vous musclez votre mépris de vous-même. Vous est-il déjà arrivé de parler à quelqu'un d'autre comme vous vous parlez à vous-même?
Ensuite, identifiez vos victoires, même les plus petites et relevez ces situations dans lesquelles vous ignorez voire dépréciez votre mérite. Êtes-vous réellement dans l'impartialité? Ou rentrez-vous dans une humilité exagérée voire forcée ( et faussée)?
Enfin, à présent, choisissez la manière dont vous vous parlerez dorénavant. Les mots ont leur importance et laissent des traces.
Pour ma part, lorsque que je fais une erreur, je ne me dis plus que je suis "stupide" ou "idiote" mais que je suis "délicieusement distraite". C'est un ami qui m'avait fait cette réflexion, et depuis j'efface et remplace toutes les phrases qui pourraient me faire me sentir mal. Après tout, en quoi est-ce utile de jouer ce jeu là? Et lorsque je réussi quelque chose que j'entreprend, je m'en félicite!
Et vous, que ferez-vous pour renforcez votre estime de vous même et faire taire cette petite voix?



















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